Gestionnaires enragés!!!

Publié par : Lionel Santin

21février
2011

Avez-vous déjà pensé ajouter, dans un contrat de travail pour vos employés, une description de tâches indiquant : « Gérer les émotions de son patron »? Assez bizarre non?… C’est malheureusement, dans certains cas, une tâche dont les employés ne sont pas au courant lors de l’embauche!!! Je serais intéressée de voir les statistiques d’un sondage mené auprès des entreprises sur les comportements des gestionnaires dans leur organisation. Combien d’entre nous ne gérons pas nos émotions? Dans combien d’entreprises les employés se retrouvent à jouer le rôle du « punching bag » malgré eux? …

J’ai déjà vu des entreprises dans lesquelles une atmosphère de terreur s’installe lorsque le ou les dirigeants passent le pas de la porte. Il est normal que des employés soient intimidés par leur supérieur, mais ça devient problématique lorsqu’ils ont peur de celui-ci.

Au Québec, en juin 2009, un travailleur sur trois disait avoir été victime ou témoin de harcèlement psychologique dans son milieu de travail, selon un sondage CROP effectué pour l’Ordre des Conseillers en Ressources Humaines Agréés.

Le stress du travail, les problèmes personnels, la circulation (!!!) sont certes des causes qui engendrent une anxiété et un comportement désagréable, par contre en tant que gestionnaire, on se doit de mener notre rôle de leader de façon appropriée. De ce fait, il nous revient de donner un exemple motivant à nos employés.

Le gestionnaire est défini comme suit par Larousse : « Personne qui a la responsabilité de la gestion d’une affaire, d’un service, d’une administration, etc.». Donc, la raison d’être d’un gestionnaire est de GÉRER; autant du travail que du personnel. Et avant tout, il doit se gérer lui-même!!

Si vous vous reconnaissez comme gestionnaire en manque de contrôle de ses émotions, qui s’énerve sur le dos de ses employés, qui crie après eux, il est de votre devoir de prendre un recul sur vous-mêmes et de réaliser les conséquences de votre comportement. Une plainte qui survient du bureau des normes du travail est souvent la cloche qui donne l’alerte au gestionnaire. Pourquoi attendre d’en arriver jusque-là? C’est néfaste pour l’entreprise aussi bien que pour le gestionnaire en question; avoir une plainte de ce genre dans son dossier n’est pas un avantage à sa carrière.

De plus, l’environnement qui règne dans une organisation sous l’influence de comportements comme cités plus haut n’est pas très propice à la productivité.

Ne vaut-il pas la peine d’y réfléchir?…