Rassemblement à grande échelle!

Publié par : Lionel Santin

8novembre
2012

Hier soir, Barrack Obama était réélu président des États-Unis d’Amérique. Dans son discours il a parlé de valeurs et d’opinions, sans oublier de mentionner la grandeur majestueuse de son pays, mais ce qu’il a surtout fait c’est de rassembler tous les citoyens de son pays sous une seule cause: travailler pour le bien d’un tout plus grand que la somme de ses unités. C’est un concept assez vaste que de rassembler ses ressources humaines, toutefois de grands penseurs tels que Herzberg (1966) ont permis d’apporter des idées révolutionnaires à leurs époques afin que le commun des mortels puisse cerner ce concept. Le fait est qu’aujourd’hui ce concept adopte une toute autre dimension et permet à des organisations d’imposer une vision. Ça c’est puissant!

Pour reprendre l’exemple du parti démocrate des U.S.A dont le leader est M.Obama, tout a commencé dans une période de confusion, de récession économique et d’incertitude. De là, la cause qui appelle à la mobilisation: le but commun. Cette cause a même été le fer de lance du candidat avant son investiture à la présidence et c’est avec un slogan tel que « YES WE CAN » que les portes de la Maison Blanche se sont ouvertes pour le premier président afro-américain. En plus d’envoyer un message à toutes les minorités du pays, de leur donner espoir, même les communautés diamétralement opposées à l’image d’Obama l’ont supporté. Ainsi, il est allé chercher une fibre émotive qui a rejoint une bonne partie des Américains afin de donner une identité à son parti. La force de la machine démocrate a été de détecter la crise et le besoin de sécurité qu’elle créa chez les citoyens américains et en mobilisant les citoyens derrière l’espoir de jours meilleurs, les gens ont oublié les différences, divergences et préjugés. Souvent, c’est du désespoir que la mobilisation naît. On en sait un «brin» au Québec, pour ne citer que les inondations au Saguenay ou la crise du verglas dans le sud-ouest Québécois, mais c’était des causes humanitaires, dans le cas des démocrates, c’est un rassemblement à grande échelle derrière une idée motivée simplement par la crainte ou l’atténuation du sentiment de sécurité dans une société où les choses se détériorent.

Les meilleurs gestionnaires de ce monde ont un point en commun dans cette époque moderne, c’est l’habileté de voir en leurs équipes le but commun et d’en faire la promotion pour motiver leurs ressources humaines, de sorte que les employés se mobilisent d’eux-mêmes pour le bien être de l’entreprise. Cette mobilisation passe par des actes concrets comme le fait d’arriver à l’avance sur son lieu de travail ou de parler fièrement de celle-ci dans des cercles externes à l’entreprise.

Si nos politiciens d’aujourd’hui sont capables de rassembler les citoyens de leur pays, il doit être évident qu’un gestionnaire est en mesure de le faire pour son équipe!