Oser décider…

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Publié par : COSE

27mars
2013

De nouvelles habiletés et qualités sont recherchées chez les gestionnaires leaders coach dans les entreprises. En fait, nous ne cessons de répéter que les changements dans les organisations sont de plus en plus fréquents et rapides; ils font souvent partie du quotidien. Les organisations ne peuvent plus se contenter du statu quo. Il est à peine exagéré de prétendre qu’une culture de changement constitue, pour plusieurs, une question de survie.

Les entreprises à succès ont généralement à leur tête une équipe de gestionnaires leaders coach qui ont une vision et surtout une excellente capacité d’exécution. Ces leaders savent oser, ce qui leur demande du courage. Ils ont le courage de prendre des risques et de les assumer, en plus de gérer leurs équipes, ils savent aussi dire non et prendre des décisions qui sont impopulaires mais nécessaires auprès de leurs collaborateurs. Il est vrai aussi que prendre des décisions impopulaires génère chez le gestionnaire un stress qui le fera sortir de sa zone de confort. Mais en même temps, ne dit-on pas que c’est dans la tempête qu’on reconnaît les plus grands gestionnaires leaders coach? Ils doivent donc avoir le courage de passer à l’action sans toutefois créer de remous ou endommager le climat. Le courage managérial est la volonté de persévérer au quotidien, d’accepter les critiques et de ne pas se laisser aller dans une routine ou le train-train journalier, bref, rester dans ses pantoufles.

Connaissez-vous des gestionnaires qui possèdent le courage managérial? Qu’ont –ils en commun?

Je crois qu’ils possèdent tous cinq éléments essentiels :

  1. Ils font preuve de courage et d’humilité.
  2. Ils sont au service de leurs collaborateurs.
  3. Ils ont une vision.
  4. Ils ont la volonté de défricher de nouveaux chemins.
  5. Ils ont la capacité de reconnaître l’échec, ce que plusieurs gestionnaires n’osent pas avouer.

Lorsque vient le temps de communiquer une décision difficile, il peut être stressant pour le gestionnaire d’oser agir. Pour plusieurs, le stress vient du sentiment de se sentir démuni face à la situation et de n’avoir que deux alternatives : ne rien faire ou tenter l’approche essais-erreurs. Les deux options ne sont ni rassurantes, ni conformes au rôle attendu du gestionnaire. Un gestionnaire qui possède une approche fiable et des outils efficaces se sentira beaucoup plus confiant, en mesure de prendre des risques calculés. C’est pourquoi le courage managérial est une compétence qui s’apprend et qui se développe. En position de leadership, le gestionnaire leader coach doit assumer pleinement son courage.

Pourtant, faire preuve de courage permet de surmonter les obstacles et de solliciter l’intelligence pour proposer des solutions. Par contre, faire comprendre à ses collaborateurs qu’un autre chemin doit être pris pour atteindre les objectifs fixés est en soi tout un défi!

Le gestionnaire qui aura cette audace sera reconnu par ses pairs et ses employés comme un leader. D’ailleurs, quel employé démontrera de l’admiration pour un patron passif? Trop souvent, les employés sont prêts à des changements qui ont des retombées positives sur l’organisation, mais il arrive parfois que les leaders en place ne savent pas amorcer ou mettre en place le changement souhaité.

La peur du changement et de l’échec, la peur de devenir impopulaire, la peur de l’inconnu et le refus absolu du risque conduisent souvent les gestionnaires à l’inaction. Peur d’avoir peur? Quelles seraient les pires conséquences d’oser? Seraient-elles pires que de ne pas bouger? Qu’est-ce qui pèse le plus dans la balance : le risque de se tromper ou les chances de remporter du succès? Oser décider et oser agir, c’est aussi chercher à prévenir et éliminer ou minimiser les impacts possibles sur le climat de travail, sur les opérations, sur les clients et sur l’organisation. Voici quelques exemples que vous connaissez sûrement très bien qui ont un impact négatif sur l’organisation : Participation amoindrie, augmentation du taux d’absentéisme, départ d’employés et perte de potentiel, création de clans, perte de confiance en général, etc.

Les équipes les plus performantes sont celles qui ont su sortir de leur zone de confort pour repousser toujours plus loin leurs limites. Se fixer des buts ambitieux et mobilisants, même face à l’adversité, est une forme de courage particulièrement nécessaire dans le monde de l’entreprise. Mais face à une situation globalement satisfaisante, combien sont prêts à remettre en cause l’équilibre trouvé pour chercher encore à progresser?

Roch Marinier ACC

Conseiller, associé